Clément PAQUIS

Tout et n'importe quoi

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samedi 4 mai 2013

True colors

True colors

dimanche 18 novembre 2012

Mea culpa !

Hier, je regardais les images de la manif' pour tous. J'étais d'accord avec chacun des arguments avancés par les manifestants. C'est normal : je suis homophobe.

Je voyais sur twitter les pros vomir les antis. Du coup, je me sentais plutôt solidaire avec les antis, dont j'avais l'impression qu'ils refusaient de se faire enculer par une minorité de lobbiistes profitant de la bêtise adulescente. Mais c'est normal, je suis homophobe.

Hier, alors que je buvais une bière à la terrasse d'un café, j'ai vu deux gays se faire une soupe aux langues devant une caméra de télé pour « fronder » ces salauds d'homophobes. J'ai eu un petit rictus de dégoût, mais c'est normal car je suis homophobe.

J'ai parcouru plusieurs articles de presse, j'ai visionné plusieurs interventions vidéos. Tous les journalistes, les « spécialistes » et autres psy que j'y ai vu étaient pour le mariage gay et l'adoption par les gays.

Jospin était contre. Ce qu'il a dit, c'était pas virulent pourtant mais c'est homophobe quand même. (nous apprend Virginie Despentes).

Y'avait un jeune, dans la contre manifestation, qui beuglait « HOMOPHOOOOOBE » de manière hystérique et répétée. J'ai eu l'impression de voir un malade mental. Mais c'est normal, car je suis homophobe.

Je me suis dit l'autre jour, qu'il doit exister d'autres moyens que le mariage gay pour éviter les situations dramatiques dans le cas du décès d'un des deux conjoints dans un couple homosexuel, exemple dont on nous rebat les oreilles pour nous inviter à la compassion quant au mariage gay. La compassion sans la réflexion.

Mais je suis homophobe, c'est normal.

Avant hier, je donnais mon avis sur la question, et on m'a dit que j'étais d'extrême droite.

Je ne suis même pas de droite, puis d'ailleurs je ne sais plus trop faire la différence entre gauche et droite, entre l'Europe de Hollande et celle de Sarkozy, entre la police de Guéant et celle de Valls, entre le mini-traité voté par la droite et la règle d'or votée par la gauche.

C'est normal, je suis fasciste ( et homophobe).

Ça m'a rappelé un email que j'ai reçu il y a quelques semaines, où un lecteur me reprochait un dessin homophobe. Je lui répondais que c'était une caricature, parce qu'en fait, je savais qu'on ne pouvait pas aller adopter des enfants pour les enculer dans des Mac'dopt. J'aurais peut être dû dessiner un curé pédophile, mais tout le monde le fait déjà. De toutes façons, ce n'est pas parce que c'est un sujet d'actualité que j'ai fait ce dessin, c'est parce que je suis homophobe.

Du coup, à 22h dans ma chambre, je pensais au passé et je broyais du noir. (Je veux dire par là que je n'avais pas le moral, en fait je n'ai pas littéralement broyé une personne de couleur) . Je repensais à l'époque où nous allions au Pub', avec mes potes. C'était deux homos qui tenaient le bar.

Je ne me suis jamais planqué aux chiottes pour nettoyer un verre qu'ils avaient touché, ou pour vomir à cause de leur présence. Je n'ai jamais attendu l'un d'eux avec une batte de base-ball pour lui péter les genoux. Je les aimais bien, comme tout le monde d'ailleurs. Ça doit pas être normal, vu que je suis homophobe.

Quand il y a consensus du coté de la classe médiatique, ça me met la puce à l'oreille. C'est normal, je suis complotiste.

A la base contre l'adoption par des couples homos, je suis bien obligé d'être contre le mariage gay également puisque ça va ensemble, c'est le packaging ! Mais c'est normal, vu que je suis homophobe.

Je me suis fait la réflexion, ce matin, que j'avais vu plus d'hétéros que d'homos aboyer « homophobe ! » ces dernières semaines sur les divers réseaux sociaux . En fait, dans mon entourage, tout ceux qui en parlent pour en dire du bien – de ce projet de loi- sont totalement hétéros.

J'ai pas du bien regarder, je suis homophobe.

Je n'ai pas d'enfants, pour autant l'idée de m'imaginer avec deux hommes en guise de parents me met mal à l'aise. On m'a demandé pourquoi je pensais directement à un couple d'hommes, et on a anticipé ma réponse en me lançant à la gueule que j'étais homophobe.

En fait, c'est parce que j'aime beaucoup ma mère et que j'ai du mal à imaginer un homme la remplacer. J'ai pas eu le temps de le dire.

Je pensais au gosse le jour de la fête des mères, qui n'a pas de cadeau à donner à sa mère, vu qu'il n'en a pas. Pensée typiquement homophobe ! J'aurais dû partir du postulat qu'il en aurait deux fois plus à offrir à ses deux papas pour la fête des pères ! Mais non, que voulez-vous, je suis homophobe. Impossible de me faire à cette idée. Alors j'essaie de faire mon misanthrope, parfois ça me sauve la journée ; je me dis que l'humanité est putride et que j'en ai plus rien à foutre, et qu'ils fassent donc ce qu'ils veulent finalement, je m'en lave les mains !

Mais à moins de couper tout contact avec le monde extérieur, on y échappe pas à cette histoire !

J'ai osé trouver une caricature drôle et pertinente. Celle ci-dessous.

Je suis homophobe

Cherchez pas, c'est juste que je suis homophobe. Il ne peut pas en être autrement, on me l'explique bien :

Le choix c'est

  1. être pour le mariage gay et l'adoption par des couples homos

  2. être homophobe

Il n'y a pas d'autre alternative.

Du coup j'ai changé de chaîne, et j'ai vu qu'Israël bombardait Gaza. Vous pouvez pas savoir ce que j'en ai pensé ! Mais c'est normal, je suis antisémite.

samedi 3 novembre 2012

Le mariage pour tous

Mariage pour tous

lundi 26 mars 2012

Pédopsychiatre

Pédopsychiatre

Ça fait 74€.... À la semaine prochaine.

jeudi 30 juin 2011

Lutte de Classe

Lutte de Classe

mercredi 16 mars 2011

Kadharkose

Kadharkose

lundi 14 mars 2011

Demain, il fera nuit

Demain, il fera nuit

C'était comme ça quand je suis sorti.

J'enfile mon blouson, je prends l'ascenseur direction l'étage zéro.

J'ai rendez-vous chez le médecin, j'ai une sale otite.

Je sors de mon immeuble et il est là, le cul vissé sur un banc, à souffler dans son harmonica de musette.

Il sait pas jouer, il en a conscience, mais il se dit sans doute que pour pratiquer la mendicité, vaut mieux donner l'illusion d'un échange commercial.

Je te vends «  la java bleue » jouée comme un pied à l'harmonica, tu me files une pièce.

Une p'tite pièce siouplé.

C'est la caricature du clochard dans toute sa splendeur. Celle que j'ai pu voir dans les BD de Reiser ou de Franquin.

Le type est vautré sur le banc devant chez moi. Il a manifestement obtenu suffisamment de pièces pour se payer une flasque de Porto.

Il sirote.

En même temps, il parle avec une passante qui lui accorde quelques minutes de son temps afin de contempler, curieusement, la déchéance alcoolique de ce type qui aurait tout aussi bien pu être commercial ou infographiste plutôt que mendiant, pour peu que la chance lui ai joué des tours.

Je me dis, sur le moment, que j'ai déjà acheté ce genre de flasque. Pour faire la cuisine.

Se soûler la gueule au porto. Pas banal, et tellement typique d'une certaine époque.

Je m'apprête à monter dans ma caisse, je note sur mon carnet « mendiant/porto » . C'est comme ça que je fais dès qu'un truc m'inspire une histoire.

J'ai toujours un carnet à spirale dans ma poche, parce-que des idées me viennent à n'importe quel moment, sans prévenir, et que c'est souvent à ce moment là que je les trouve bonnes.

Je griffonne les mots clefs « mendiant/porto » .

Sur la route, je me demanderai où il était il y'a 10 ans.

Je me dirai aussi qu'il y'a quelques années, je m'étais fait la promesse de prendre un caméscope et d'aller interviewer des gens dans la rue.

A l'époque, j'avais pas de caméscope.

Depuis, le problème est réglé. Je n'ai plus d'excuses. Faudra que je le fasse et que je le diffuse.

C'est une idée. Poser les trois mêmes questions à différentes personnes issues de différentes classes sociales.

En attendant, le mendiant souffle dans son harmonica ce qui ressemble à « Oh Suzanna », mais je suis pas sûr parce-qu'il s'arrête pour tousser toutes les minutes.

L'opération du temps sur l'individu, c'est étrange.

Je regarde mon facebook et retrouve parfois d'anciens amis,perdus de vue,  de ceux qui ne sont pas dans ma liste mais laissent leur mur visible par tous.

Certains d'entre eux sont devenus cons, racistes, droitards, bornés, râleurs, en veulent à la terre entière à commencer par le voisin, affichent bobonne avec les gamins, la bagnole, le chien, comme des trophées. Exhibitionnistes de leur intimité.

L'ont-il toujours été ?

Et puis d'anciennes amies ont chié trois gosses avant de se retrouver divorcée sur meetic, comme de la volaille , prêtes à accepter de se faire sauter par un comptable chauve – tout ce qu'elles ont méprisé à l'époque du collège- pour se sortir de l'ornière, trouver un père de substitution et une carte bancaire.

Beaucoup de mes anciens amis tiennent des blogs.

Ils racontent leurs impressions sur ce qui les entoure. Sur le monde, la politique, la religion.

C'est fade.

Aucun ne fait preuve d'humour. Il se prennent tous tellement au sérieux.

La soeur d'un ancien ami, qui se retrouve esseulée, s'est créé une page facebook sur laquelle elle se présente comme une demi-pute. «A l'aide ! Sauvez-moi du célibat! » semble t'elle beugler.

Ça fonctionnera sûrement.

La beauté n'a jamais été un critère d'acceptation dans sa famille. L'argent : si , et les riches-moches ne manquent pas à l'appel.

Je matte Dédé.

Je sais pas pourquoi, j'ai tendance à appeler tous les clodos « Dédé » .

Dédé braille, il devient franchement insupportable, accoste les gens, importune des lycéennes. Et bing : une patrouille de flic arrive et l'embarque.

Dédé planque son harmonica dans son slip. Il a peur qu'on le lui vole.

Là je me dis que pour qu'un type se fourre un objet dans le slip, faut vraiment qu'il y tienne.

Dédé va passer la nuit au poste. Nombre de connards vont la passer dans un lit.

Peu importe.

Demain, il fera nuit.



mardi 22 février 2011

Singing in the rain

Chantons sous la pluie

mercredi 9 février 2011

Scandales

Scandales

mercredi 15 décembre 2010

Une certaine idée du bonheur

Ah … L'hiver, la neige, les cadeaux, le folklore, les traditions, les accidents de la route, les gastros, les dépressions, les suicides.

Quelle chouette saison!

Mais François aime bien cette saison.

Pourquoi? Aucune idée. Ne commencez pas à poser ce genre de questions compliquées, du genre «Es-tu heureux? » ou encore «dans quel sens tourne le soleil ? » et tous ces trucs d'intello ! Ça trouble François.

François, il est content parce-qu'en sortant du cravail, il est parti acheter des cadeaux pour sa femme.

François, il est géomètre. C'est son métier et il qu'il est bien content d'être géomètre, sinon il sait vraiment pas ce qu'il pourrait être.

A sa femme, il a acheté une cocotte minute. Pourquoi? Parce-que sa femme sait bien faire à manger.

Elle aime bien manger aussi, ça se voit.

Mais c'est une autre historie.

Pour François, Noël c'est vraiment rigolo. Se déguiser en père Noël, c'est très marrant. Se déguiser tout court, de toutes façons, c'est drôle. C'est un peu comme se mettre un slip sur la tête pour faire rire les copains au boulot! Ah ah ah ! Ha ça ! Pour faire rire la galerie, François n'est pas le dernier!

Alors c'est Noël, et comme tous les Noël, François est en famille.

Tout y est.

Le père bourré,l'oncle chasseur, la mère cocu, le fils homosexuel ( mais qui ne l'a encore dit à personne) , le cousin handicapé, la cousine toxico qui a du mal à camoufler son état de manque, et la marmaille qui courent dans tous les sens. Bref : tout pour passer un joyeux Noël !

Alors François a acheté des cadeaux pour tout-le-monde!

Aaaah qu'il est sympa ce François! Et c'est sûr qu'à la fin de la soirée il va foutre l'ambiance!

Allez! On entame la première bouteille de champagne va!

Et on fait tourner les serviettes !

Le lendemain, François a un peu la gueule de bois, mais c'est pas grave parce-que c'est rigolo et qu'il est au lit.

Il va regarder la télé tiens! Ça va bien lui faire profiter de sa journée de congé!

Et demain : boulot !

François, il est content. En bonne santé. Il a une famille.

Le fait que tout le monde le considère comme l'idiot du village, c'est pas grave : il l'ignore. Puis même si il le savait, ça le ferait sûrement rire.

D'ailleurs, François a choppé le sida parce-que sa femme se fait culbuter par le sénégalais qui squatte l'immeuble à coté quand François est au cravail, et que le sida, c'est contagieux.

Mais c'est pas grave, parce-que François ne le saura pas. Puis si il le sait, il pardonnera, au pire il boudera pour marquer le coup. « Marquer le coup », il sait pas trop ce que ça veut dire, mais ça sonne bien. Il l'a entendu à la télé plusieurs fois et il trouve que ça a de la gueule comme expression.

D'ailleurs, depuis qu'il la connait, il n'arrête pas de la répéter au boulot.

    
      - T'as pris les bonnes mesures, François?

     -  Bien sûr! Pour marquer le coup!



Sacré François ! Ah ah ah !

Et ça rigole.

On sait pas pourquoi d'ailleurs.

Joyeux Noël !

samedi 2 octobre 2010

Stand up

dimanche 12 septembre 2010

Ukulele