Clément PAQUIS

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dimanche 18 novembre 2012

Mea culpa !

Hier, je regardais les images de la manif' pour tous. J'étais d'accord avec chacun des arguments avancés par les manifestants. C'est normal : je suis homophobe.

Je voyais sur twitter les pros vomir les antis. Du coup, je me sentais plutôt solidaire avec les antis, dont j'avais l'impression qu'ils refusaient de se faire enculer par une minorité de lobbiistes profitant de la bêtise adulescente. Mais c'est normal, je suis homophobe.

Hier, alors que je buvais une bière à la terrasse d'un café, j'ai vu deux gays se faire une soupe aux langues devant une caméra de télé pour « fronder » ces salauds d'homophobes. J'ai eu un petit rictus de dégoût, mais c'est normal car je suis homophobe.

J'ai parcouru plusieurs articles de presse, j'ai visionné plusieurs interventions vidéos. Tous les journalistes, les « spécialistes » et autres psy que j'y ai vu étaient pour le mariage gay et l'adoption par les gays.

Jospin était contre. Ce qu'il a dit, c'était pas virulent pourtant mais c'est homophobe quand même. (nous apprend Virginie Despentes).

Y'avait un jeune, dans la contre manifestation, qui beuglait « HOMOPHOOOOOBE » de manière hystérique et répétée. J'ai eu l'impression de voir un malade mental. Mais c'est normal, car je suis homophobe.

Je me suis dit l'autre jour, qu'il doit exister d'autres moyens que le mariage gay pour éviter les situations dramatiques dans le cas du décès d'un des deux conjoints dans un couple homosexuel, exemple dont on nous rebat les oreilles pour nous inviter à la compassion quant au mariage gay. La compassion sans la réflexion.

Mais je suis homophobe, c'est normal.

Avant hier, je donnais mon avis sur la question, et on m'a dit que j'étais d'extrême droite.

Je ne suis même pas de droite, puis d'ailleurs je ne sais plus trop faire la différence entre gauche et droite, entre l'Europe de Hollande et celle de Sarkozy, entre la police de Guéant et celle de Valls, entre le mini-traité voté par la droite et la règle d'or votée par la gauche.

C'est normal, je suis fasciste ( et homophobe).

Ça m'a rappelé un email que j'ai reçu il y a quelques semaines, où un lecteur me reprochait un dessin homophobe. Je lui répondais que c'était une caricature, parce qu'en fait, je savais qu'on ne pouvait pas aller adopter des enfants pour les enculer dans des Mac'dopt. J'aurais peut être dû dessiner un curé pédophile, mais tout le monde le fait déjà. De toutes façons, ce n'est pas parce que c'est un sujet d'actualité que j'ai fait ce dessin, c'est parce que je suis homophobe.

Du coup, à 22h dans ma chambre, je pensais au passé et je broyais du noir. (Je veux dire par là que je n'avais pas le moral, en fait je n'ai pas littéralement broyé une personne de couleur) . Je repensais à l'époque où nous allions au Pub', avec mes potes. C'était deux homos qui tenaient le bar.

Je ne me suis jamais planqué aux chiottes pour nettoyer un verre qu'ils avaient touché, ou pour vomir à cause de leur présence. Je n'ai jamais attendu l'un d'eux avec une batte de base-ball pour lui péter les genoux. Je les aimais bien, comme tout le monde d'ailleurs. Ça doit pas être normal, vu que je suis homophobe.

Quand il y a consensus du coté de la classe médiatique, ça me met la puce à l'oreille. C'est normal, je suis complotiste.

A la base contre l'adoption par des couples homos, je suis bien obligé d'être contre le mariage gay également puisque ça va ensemble, c'est le packaging ! Mais c'est normal, vu que je suis homophobe.

Je me suis fait la réflexion, ce matin, que j'avais vu plus d'hétéros que d'homos aboyer « homophobe ! » ces dernières semaines sur les divers réseaux sociaux . En fait, dans mon entourage, tout ceux qui en parlent pour en dire du bien – de ce projet de loi- sont totalement hétéros.

J'ai pas du bien regarder, je suis homophobe.

Je n'ai pas d'enfants, pour autant l'idée de m'imaginer avec deux hommes en guise de parents me met mal à l'aise. On m'a demandé pourquoi je pensais directement à un couple d'hommes, et on a anticipé ma réponse en me lançant à la gueule que j'étais homophobe.

En fait, c'est parce que j'aime beaucoup ma mère et que j'ai du mal à imaginer un homme la remplacer. J'ai pas eu le temps de le dire.

Je pensais au gosse le jour de la fête des mères, qui n'a pas de cadeau à donner à sa mère, vu qu'il n'en a pas. Pensée typiquement homophobe ! J'aurais dû partir du postulat qu'il en aurait deux fois plus à offrir à ses deux papas pour la fête des pères ! Mais non, que voulez-vous, je suis homophobe. Impossible de me faire à cette idée. Alors j'essaie de faire mon misanthrope, parfois ça me sauve la journée ; je me dis que l'humanité est putride et que j'en ai plus rien à foutre, et qu'ils fassent donc ce qu'ils veulent finalement, je m'en lave les mains !

Mais à moins de couper tout contact avec le monde extérieur, on y échappe pas à cette histoire !

J'ai osé trouver une caricature drôle et pertinente. Celle ci-dessous.

Je suis homophobe

Cherchez pas, c'est juste que je suis homophobe. Il ne peut pas en être autrement, on me l'explique bien :

Le choix c'est

  1. être pour le mariage gay et l'adoption par des couples homos

  2. être homophobe

Il n'y a pas d'autre alternative.

Du coup j'ai changé de chaîne, et j'ai vu qu'Israël bombardait Gaza. Vous pouvez pas savoir ce que j'en ai pensé ! Mais c'est normal, je suis antisémite.

mardi 25 mai 2010

Michel Collon : Comprendre pour mieux agir

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